Cette habile neutralité, très favorable à ses intérêts économiques, permet à la Bretagne de jouir d'une réelle indépendance. Les ducs de Bretagne, notamment Jean V(1399-1442) et François II (1458-1488), agissent en souverains et sont à la tête d'un Etat dont les institutions gouvernementales sont parmi les plus modernes de l'époque (conseils, parlement, monnaie...).
Nantes est alors élevée au rang de capitale du duché, au détriment de Rennes, jusqu'ici détentrice du titre et qui ne retrouvera sa prépondérance politique qu'au XVIIe s.
Prospère et arrivé au sommet de sa puissance, mais doté d'une armée trop faible, le duché de Bretagne devient une cible prioritaire pour le roi de France.